- Mardi 3 juillet 2012
Ca fait quasi un mois que je n'ai pas écrit ici et comme toutes n'ont pas accès à mon FB je fais un long résumé.
Mon congé parental vient tout juste de débuter (30 juin 2012). Je savais que ça serait dur à vivre pour moi mais une fois qu'on y est, ben faut bien reconnaitre que ma vie va changer, notre équilibre va changer. J'ai toujours eu le plus gros salaire, j'ai toujours eu du coup la pression du crédit immobilier, de nos vacances etc sur mes épaules. 'Dou a toujours été quasi au SMIC mais depuis son licenciement en janvier 2009 nous avons choisi de miser sur sa formation pour qu'il puisse se reconvertir et évoluer professionnellement. Avec son accident, il s'était arrêté au Bac et depuis, il a validé un Bac+2 en informatique. Là, il est en train de suivre une formation qui le mènera à un Bac+4. Je suis super fière de lui, de sa progression, de son évolution, de sa prise de confiance en lui (même s'il y a encore vachement de boulot à faire dessus) mais en même temps, ça demande un sacré sacrifice financier. Et même si nous avons des économies je sais aussi que la prise du congé parental va sacrément diminuer notre train de vie (ce qui en soi n'est pas une mauvaise chose parce que je finissais par devenir une Madame Prout prout. Un petit retour les pieds sur terre ne me fera pas de mal).
Seulement, le plus gros souci que j'ai a géré c'est l'absence de salaire. Avant j'étais indépendante, mais ça c'était avant. Maintenant, notre foyer perçoit une allocation et pour moi c'est une sacré différence. Je n'aime pas dépendre de quelqu'un. J'aime pas ça du tout.
J'en ai parlé à la psy lundi... ce qui nous a renvoyé à la question de "qu'est-ce que je veux" ? J'EN SAIS RIEN.
Je n'aime pas mon image de femme au foyer mais je veux pas non plus être la Vermi qui travaille et n'est presque jamais à la maison. Il faut trouver un équilibre mais je ne sais pas si j'y arriverai.
Je vis dans le fantasme et je fonctionne aux clichés (ouais, c'est pas glorieux) mais la psy a raison (d'ailleurs elle commence à me gonfler à avoir toujours raison).
Aller au cimetière serait reconnaitre que Olympe est morte. Et même si je sais qu'elle est morte, je ne veux pas aller au cimetière parce que pour le coup, ça serait vraiment reconnaitre qu'elle n'est plus là, en moi et avec nous. J'aime donc le fantasme de ma petite Olympe, avec moi.
Dans la série cliché aussi, pour moi, une femme au foyer est négligée, ne se maquille pas, ne fait pas d'effort vestimentaire, fait le ménage et les lessives (le genre de femmes qu'on croise au parc, en survêtement) et je ne veux pas être comme ça.
Une femme qui travaille est une business woman (ouais, c'est l'extrême), avec des responsabilités, un statut, un rôle à tenir. Dynamique, elle est bien dans sa tête et son corps. Elle est lookée, apprêtée.
Quand je repense à ma vie, j'étais cette femme il n'y a pas encore très longtemps. J'étais nettement plus mince, j'avais des fringues sympa, une coupe de cheveux entretenue (et pas la queue de cheval pratique tous les jours), je me maquillais légèrement mais assez pour me mettre en valeur.
Là, je suis en fringues moches. Je ne rentre dans rien. J'ai ressorti mes fringues de grossesse. Et encore une fois, je ne veux pas aller dans les magasins parce que ça serait reconnaitre que je ne rentre plus dans rien. Je vis dans le fantasme de ma vie passée.
Je ne veux pas être une de ces femmes au foyer mais je ne veux pas non plus retourner au travail. Je suis perdue. Je ne suis pas heureuse.
Du coup la psy m'a questionné sur l'image que j'ai de la mère parfaite et m'a demandé de lui décrire ma mère. Je n'aime pas l'idée que la mère est à la base de chaque problème mais quand j'ai décrit ma mère (femme active, apprêtée, bien foutue, menant de front vie professionnelle et vie de famille) je me suis rendue compte que je voulais être comme elle a une exception près : elle était (et est) active mais pas carriériste alors que moi oui. J'aime le pouvoir, j'aime les responsabilités, j'aime mes augmentations de salaires (:-) ), j'aime qu'on me reconnaisse par la valeur de mon travail.
Voilà, en gros, c'est le bordel dans ma tête, encore plus que d'habitude.
Sinon, 'Dou est
en congé à la fin du mois et nous partons une petite semaine à Lyon et à
Annecy. On a beau avoir une grosse voiture, quand je vois tout ce que je dois
prendre pour les filles j’ai peur !!
Il faut que je travaille à notre programme des choses à faire...
Sinon
la visite des 9 mois est passée... (je sais, elles n'ont pas encore 9 mois mais
c'est comme ça après le pédiatre est en vacances et ensuite elles auront plus
de 9 mois et il y a un CERFA à remplir à des dates données)
Apolline : 68,5 cm - 7,880 kg - 46 cm de périmètre crânien
Céleste : 68 cm - 7,960 kg - 45,5 cm de périmètre crânien
Développement psycho moteur nickel - Évolution normale - Courbes de croissance bonnes
On peut donc augmenter les rations de purées pour aller progressivement à la ration de croisière de 200gr (elles sont à 130gr en ce moment) - On peut commencer à introduire les fruits exotiques ainsi que les petits morceaux et les petites pâtes type vermicelle ou alphabet.
Apolline : 68,5 cm - 7,880 kg - 46 cm de périmètre crânien
Céleste : 68 cm - 7,960 kg - 45,5 cm de périmètre crânien
Développement psycho moteur nickel - Évolution normale - Courbes de croissance bonnes
On peut donc augmenter les rations de purées pour aller progressivement à la ration de croisière de 200gr (elles sont à 130gr en ce moment) - On peut commencer à introduire les fruits exotiques ainsi que les petits morceaux et les petites pâtes type vermicelle ou alphabet.
Comme
elles tiennent bien en position assise on peut donc installer les sièges auto.
On a fait les premières sorties en poussette version « siège » ce
week-end.
Le pédiatre a aussi fait une bien étrange
découverte…
...
...
...
...
…
Céleste a percé une dent dans la nuit de dimanche à lundi !!! Une jolie petite incisive en bas, à sa droite (donc au milieu légèrement à gauche si on la regarde). Une 2ème devrait la rejoindre dans la semaine.
Pour Apolline, à priori, il ne devrait rien se passer avant 1 mois.
Ça fait tout bizarre de se dire que ma nénette a
déjà une petite dent…
Voilà quoi, la vie suit son cours.



6 commentaires:
Une chose, son contraire... c'est compliqué d'être une femme...
Il va falloir faire le deuil de cette femme parfaite pour t'aimer TOI, un jour...
Je comprends bien tes interrogations, ton manque de lâcher prise...
difficile de trouver une solution en claquant des doigts, c'est tout un cheminement qui doit se faire, il te faut du temps...
Je veux juste te dire que ce n'est pas parce qu'Olympe est au cimetière qu'elle n'est pas avec toi. Charlotte fait partie de ma vie, je lui parle au quotidien, elle est à nos côtés. Et pourtant, je ressens régulièrement le besoin d'aller la voir au cimetière, de me recueillir "un peu plus près".
Viv.
Ouais c'est compliqué d'être une femme. Entre la mère que je suis, la femme active que je ne suis plus et l'épouse que je ne suis plus non plus j'ai bien du mal à trouver un équilibre.
J'en ai marre aussi de vivre dans les stéréotypes et le paraitre. En fait, c'est vachement dur d'être soi surtout quand on ne sait pas encore qui on est.
Viv' : je n'arrive pas à parler d'Olympe. Je pense que c'est en partie dû au fait qu'elle n'est pas née vivante et que nous n'avons pas fait de sépulture. Le seul "truc" qui me rapproche d'elle (et j'en pleure de l'écrire) c'est le clamp de son cordon et son bracelet de naissance qui restent dans une boite, dans la chambre des filles.
c'est vrai, j'ai eu la chance de partager la vie de Charlotte, ça aide. Je n'ai pas non plus beaucoup de souvenirs, mais je n'ai par exemple jamais lavé sa tétine que je garde précieusement;
j'espère que tu trouveras le courage d'aller là où est Olympe. Je crois que ça peut vraiment te faire du bien, réaliser et t'aider à avancer un peu.
viv'
devenir mere, ca change la vie de toute femme...
alors devenir mere avec autant de rudes epreuves....... comment se "construire" facilement dans sa nouvelle vie ?
c'est tout à fait compréhensible que tu sois perdue.
et le chemin pour se trouver est parfois bien compliqué... mais c'est sur que de se referer à la vie d'avant n'est pas une "bonne" solution ! il faut avancer, genre : la business woman, ben elle a fait son temps !!!
...! peut etre qu'un jour elle reviendra, mais tu dois la mettre entre parenthese sans culpabiliser ou cogiter pour le moment !
aller, courage à toi ma belle !!!!!
K.
Pas simple de conjuguer ce qu'on aimerait être et ce que le quotidien nous demande d'être.
tu me fais penser au personnage de Lynette dans DH :-)
Courage miss !
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