- Lundi 7 janvier 2013
Quasi 50 minutes chez la psy cet après-midi... et ma foi ça m'a fait un bien fou.
Je parle beaucoup de moi via ce blog mais il y a des choses qui se doivent d'être privées, mon travail psy actuel en fait partie. Mais j'ai quand même envie de partager avec vous certains points et aujourd'hui, j'ai verbalisé le fait que je n'étais pas heureuse. Attention, ça ne veut pas dire que je suis malheureuse parce que ce n'est pas le cas, mais je ne suis pas heureuse, c'est un fait.
Je n'arrive pas à me satisfaire de ce que j'ai et pourtant je suis consciente de ma chance et de toutes ces choses que j'ai la chance d'avoir (un travail, un appartement, une famille, la santé...).
Je ne fais que me comparer aux autres et surtout à ce que laissent paraitre les autres. Je ne vois que ce que j'ai envie de voir chez les autres, que le positif du moins.
L'annonce de toutes ces grossesses autour de moi en si peu de temps fait remonter des sentiments : envie ?? orgueil ?? jalousie ??? Je n'arrive pas réellement à mettre un mot dessus mais ces annonces de grossesse "si simples" en apparence résonnent en moi. Pourquoi diable ai-je dû passer par là (FIV, FC, GEU, MIU, MAP) pour avoir mes filles ? Mais en même je suis "contente" que les autres n'aient pas à passer par toutes ces épreuves.
En ce moment j'ai envie de tomber enceinte et d'être enceinte... mais je ne sais pas si je souhaite un nouvel enfant.
Pfiou, j'ai évacué, j'ai pleuré, j'ai parlé à cœur ouvert sans peur du jugement. Ma psy est réellement une bonne psy. Ces remarques me font souvent penser à une certaine grenobloise qui vise toujours dans le mille.
J'avance, j'avance. Olympe n'est que la partie apparente d'un problème bien plus profond.
Je ne m'aime pas, j'ai peur des autres, j'envie la vie "simple" des autres.




4 commentaires:
Ca te renvoie à cette blessure narcissique profonde qu'est le fait de ne pas faire un enfant "naturellement" (j'imagine, en tout cas).
Dans un autre registre, je ne serai jamais blonde aux yeux bleus, je ne serai jamais gymnaste ou championne de ski... Est-ce que c'est grave ?
Oui, la vie des autres parait souvent meilleure, plus douce et plus belle.
Mais je crois, Helen, que malgré les épreuves, tu as une jolie part de bonheur chez toi. Savoure-là.
Oh mais je le sais que j'ai beaucoup de chance d'avoir ce que j'ai mais je n'arrive pas à m'autoriser à savourer ce bonheur.
Pourquoi ?? Je ne sais pas...
Que faut-il que je fasse ?? Je ne sais pas non plus
Quelle dette paies-tu ? Celle de tes parents ?
Quelle dette pourrait avoir mes parents ??
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