1379 jours de PMA et un accouchement plus tard : je suis maman !!!


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Maman : J+334

  • Vendredi 14 septembre 2012

Je ne dors pas bien depuis lundi, depuis mon RDV chez la Doc qui répare la tête et le corps. 
Contrairement à Doc Maboul', elle, elle me parle, fait des liens entre ce que je dis, entre les semaines, me pose des questions, me déstabilise, reformule mes propos, bref, elle me fait avancer.
Oui mais là, lundi, elle a cru bon d'arrêter la séance sur une question dont je ne trouve pas la réponse et ça me turlupine. J'y pense, y repense, cherche, recherche mais ne trouve pas la réponse.

En fait, elle a fait le lien entre mon poids, mon problème d'image, ma vie professionnelle. Je vous la fait courte (et j'enlève certains passages que je ne veux pas exposer) mais en gros, elle m'a demandé pourquoi j'avais tant besoin de me remplir, quel vide je cherchais à combler.
Comment elle en est venu là ?? Tout "simplement" en faisant le lien avec tout ce que je lui ai dit :
- en 2010, quand ma responsable était en congé mat' j'ai pris beaucoup d'importance dans ma société et je me sentais bien. Je pestais d'avoir beaucoup trop de travail mais j'aimais vraiment ça paradoxalement ;
- j'ai toujours aimé avoir un planning chargé et j'aime quand on doit tout modifier pour caser un RDV de dernière minute (genre quand un candidat a un entretien d'embauche et qu'il faut le briefer au plus vite) ;
- quand j'étais enceinte, je me sentais "pleine" (Doc Maboul' souvenez-vous m'avez dit que si je ne faisais pas de crise d'hyperphagie pendant ma grossesse c'est parce que j'étais maintenant "grosse") ;
- quand je m'ennuie je mange, par compulsion, par habitude, pour passer le temps. 
Elle a aussi remarqué que quand je parlais de mon travail, j'utilisais beaucoup un vocabulaire relatif à la bouffe. Genre je lui ai déjà dit "mon travail m'a nourri", "j'ai soif de pouvoir et de responsabilité" etc...
Rien d'extraordinaire sorti du contexte mais tellement parlant quand on rassemble tous les éléments.

Mais bon, tout ça ne m'avance pas. Pourquoi je ressens un vide en moi ? Pourquoi j'ai besoin de le combler ?? Pourquoi ne suis-je pas capable d'identifier la raison de mal-être qui fait mal à mon corps et ma tête ??
(et là, tout le monde se dit ben dis donc, pour une nana qui est psychologue de formation, elle est grave... ben ouais). 
Ce que je sais tout de même, c'est que quand ça ne va pas bien, mon corps subit et se prend +15kilos dans la tronche (ou les cuisses/hanches/seins si vous préférez). Et puis j'essaye de reprendre le contrôle et je perds ces 15 kilos... pour les reprendre quand je baisse ma garde.

Suis-je la seule à ressentir ça ?? Avez-vous des idées qui pourraient me permettre de trouver la raison de mon mal ?? Dites tout ce qui vous vient à l'esprit et au pire, au moins, si je ne sais pas pourquoi je saurai ce qui n'est pas la cause. Par élimination je vais bien finir par trouver, non ?

7 commentaires:

Unknown a dit…

Ca fait plusieurs jours que j'ai lu ton article et que je voulais te répondre mais... ça n'est pas si simple...
Que te dire, alors que nous n'avons sans doute pas cette clef-là ?
C'est ton enfance, Helen, qu'il convient d'interroger... La nourriture correspondait à quoi chez tes parents ? Etait-ce une façon de donner/montrer de l'amour ? C'est ça qu'il me vient quand je te lis...

Anonyme a dit…

ton article fait écho en moi tu peux pas savoir... je n'ai pas de réponse, mais l'axe suggéré par Gaëlle me semble un bon aiguillage...

Le point positif c'est que quand tu auras mis le doigt dessus et travaillé sur cet élément clef de ta vie, tu n'auras sûrement plus de problème de poids (connais-tu Zermati? son approche psy du régime est intéressante je trouve...)

bisous et bon moisversaire à tes puces!!

viv'

♥ Vermicelle51 ♥ a dit…

La nourriture correspondait à quoi chez mes parents ??
Alors la ?!... je me souviens que mon grand-père disait tout le temps "fini ton assiette" et "on ne fait pas de croute de pain". Je sais aussi que quand ma mère faisait de la mousse au chocolat, je pesais chaque ramequin pour avoir le plus lourd (^^).
Je ne crois pas avoir eu un traumatisme quelconque avec la nourriture. On n'a jamais manqué de rien.

Il est peut être temps de poser des questions à mes parents ? (je sens que ma mère va encore sentir ses questions comme un reproche... ça lui avait fait ça quand je lui ai dit que j'avais peur d'avoir des jumelles et que je préférais avoir des triplées... peur de reproduire le schéma ma soeur et moi)

Unknown a dit…

Je ne parlais pas spécialement d'un traumatisme, hein.
Mais, en te lisant, en lisant le plaisir que tu as à cuisiner pour tes filles (je ne juge rien du tout, je donne juste une impression), j'ai le sentiment que de l'amour "passe" dans ce que tu manges/donnes à manger...

♥ Vermicelle51 ♥ a dit…

Ben pour les purées et compotes, je compense je pense. Comme je n'ai pas réussi à les allaiter et que pour moi l'allaitement était important et correspondait à la meilleure nourriture que je pouvais leur donner (encore et toujours le complexe d'avoir accouché trop tôt et d'avoir failli à mon rôle protecteur avec la mort de leur soeur) je fais du coup la cuisine pour elle. Et puis c'est aussi économique, faut pas se leurrer.

Merci pour tes réponses, ça me permet de rebondir et d'avancer ;-)

♥ Vermicelle51 ♥ a dit…

"je fais du coup la cuisine pour elle"... est-ce que par hasard j'aurai fait un lapsus révélateur en oubliant le "s" à "elle" (dans ce cas il faudrait que j'en parle à la psy) ou est-ce juste une faute de frappe/d’inattention ??

Unknown a dit…

j'ai lu au début : "la mort de ma soeur" (la souris était mal placée...).