1379 jours de PMA et un accouchement plus tard : je suis maman !!!


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PMA : jour 176...

  • Mardi 1er Juillet 2008

Ma formation de psychologue m'incite à chercher des informations, des articles sur le travail de deuil.
Et oui, même si notre bébé n'a pas vécu physiquement et même si son existence ne sera jamais reconnue par la société pour nous, il a bel et bien existé et il a fait notre joie pendant plus de 11 semaines.

Alors voilà, où est-ce que j'en suis ? Demain, ça fera 1 semaine que nous avons appris sa mort.
Après avoir été sous le choc, j'ai pleuré (énormément pleuré, aujourd'hui je suis limite à sec), ensuite j'ai été en colère (enfin... je suis toujours en colère contre le monde entier) et depuis aujourd'hui je suis dans le déni le plus total de la situation.
Ça ne m'est pas arrivé à moi. C'est arrivé à quelqu'un d'autre. Je n'ai pas perdu mon bébé. Je n'ai jamais vécu d'aspiration...




Visiblement je ne fais pas les choses dans le bon sens mais bon, je sais aussi que je retour de balle va être terrible. Ceci dit, peut-être que je suis déjà dans une phase dépressive (oui je suis une rapide moi) parce que je fais de l'anorexie. Moi qui suis boulimique à la base, enfin hyperphage parce que je ne me fais pas vomir et bien depuis mercredi dernier rien ne passe. Je me force à manger une tranche de jambon, une pêche mais c'est bien pour vivre... Et à côté de ça, maintenant je me mets à cogiter sur la mort en général. J'ai peur qu'un proche meurt. Mes grands-parents, mes parents, ma sœur, mon neveu. J'ai peur qu'il arrive quelque chose à un de mes proches...

Par pitié, faîte que cette cogitation/rumination s'arrête. Faîte que tout s'arrange, que je retrouve la joie de vivre, que j'ai confiance en l'avenir, qu'avec mon mari nous devenions parents.
J'ai envie de m'endormir ce soir et de me réveiller à la mi-août. J'en ai marre de souffrir. Je veux que tout s'arrête sauf le temps bien sûr, celui là j'aimerai qu'il accélère. L'été va être long surtout que nous ne partons pas et que nous n'avons pas nos vacances en même temps.

Heureusement que mon mari est là, il est d'une force incroyable. C'est très dur pour lui également mais il prend sur lui pour ne rien me montrer, pour me soutenir. Il sèche chacune de mes larmes, il me prend dans ses bras. Je l'aime plus que tout.


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La Perte : Si le moment de la perte n’est pas perçu le travail de deuil ne peut pas s’engager

Le Déni : Cette étape est d’autant plus fortement ressentie que l’attachement est rompu de façon soudaine, inattendue (« c’est n’est pas possible, pas moi, pas maintenant »)

La Colère : Va du ronchonnement accusateur à la fureur (« ce n’est pas juste », « ils n’avaient pas le droit »)

La Peur : Peur pour soi ou peur pour les autres, peur ponctuelle ou angoisse globale. Le monde apparaît comme une source de dangers insurmontables.(« qu’est-ce que je vais devenir, comment vais-je faire face » Ici apparaît le problème de mobilité

La Tristesse : Etape décisive et difficile pour affronter la réalité car on prend conscience que ce qui a été fait a été fait et qu’il n’y a plus rien à faire

L’Acceptation : « C’est dur mais c’est ainsi et je vais continuer à vivre le mieux possible. » Dans cette démarche d’acceptation, c’est la personne qui vit le deuil qui passe au premier plan et non plus l’objet du deuil

Le Pardon : Pardon à soi-même, renoncer à l’illusion de la toute puissance, ne plus se laisser envahir par la culpabilité. Ensuite vient le pardon aux auteurs de la perte

Quête du sens : ou le cadeau caché : « grâce au deuil j’ai pu... » Il s’agit de reconnaître et d’accepter que le deuil a permis de faire des choses non envisageables dans l’ancienne situation.

La Sérénité : (accès au nouvel attachement) : La personne a fait la paix avec ce moment de vie sans excès d’émotion. Elle vit dans l’ici et maintenant et ce qui lui arrive aujourd’hui a plus de retentissement que le passé. Si un nouveau projet se dessine, la personne est capable d’y adhérer.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ton schema et les explications sont tres vraies, je me rappelle, moi apres l'echec de l'icsi1,
OK c'etait moins pire mais j'ai vecu ces etapes, c bizarre de les voir "ecrites" noir sur blanc !
Je te fais pleins de bisous, vivement la phase de regain d'espoir hein !!! aller courage ma belle !!!
A+++
icsi074

Anonyme a dit…

le soutien de ton mari est tres important dans ta reconstruction, comme lui a besoin de toi...mais il ne doit pas se retenir, je pense qu'il est tres important qu'il puisse pleurer avec toi, qu'il puisse te dire aussi qu'il est en colere, qu'il a mal avec toi, comme toi.
hier ca fait un an que nous avons perdu nos bébés, nous etions tous les deux tres triste, nous nous le sommes dit, nous avons évoqués le fait qu'ils nous manquent...et ca fait du bien de savoir que nous sommes pas seul face a la souffrance.
si tu en ressents le besoin il est important d'aller voir un psy...faut que ca sorte. perso, nous n'avons pas voulu malgré l'insistance des medecins. nous nous sommes bien soutenus, j'ai eu beaucoup d'aide de la part des caupinautes, et des amies proches, j'en ai bc parlé, aujourd'hui encore il m'arrive de souvent parler d'eux, ca m'aide dans le fait de me dire qu'ils aient existé. je ne veux pas les oublier.
gros gros bisous
chris